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Dernier ouvrage de Gérard Brami

Publié le par Bernard Pradines

Dernier ouvrage de Gérard Brami

Le virage domiciliaire est acté dans tous les rapports actuels et dans les projets présents et à venir du « bien vieillir ». « L’Ehpad de demain » devra créer ce « projet domiciliaire », en son sein, et, pour y parvenir, l’ouvrage propose plus d’une vingtaine de thèmes et d’actions.

Si l’idéal de la vie d’une personne âgée est d’être ou de se sentir à son domicile, l’idéal de fonctionnement d’un Ehpad est de faire en sorte d’assurer cette continuation du domicile, de mettre en place, au quotidien, des activités, des animations, des soins intégrés, des relations sociales conformes à ce qu’a été la vie antérieure de la personne désormais accompagnée.

Pour rassembler ces deux idéaux d’un virage domiciliaire réussi et d’une avancée vers le « bien vieillir », également pour moderniser votre projet d’établissement et les projets personnalisés, tous deux obligatoires et légaux, le projet « à tout âge » est un projet systémique qui assure le respect de la vie intérieure et antérieure de la personne accompagnée.

Fondé sur la centralité de la personne accompagnée, sur les stimulations et la valorisation de ses potentialités, sur des soins rassurants – outil Icope –, sur l’ouverture vers l’extérieur, l’ouvrage apporte des réponses adaptées, faciles d’application, pour faire entrer l’Ehpad, seul parcours institutionnel dans la vie de la personne âgée, dans les orientations nationales d’une « éthique du bien vieillir ».

La mise en place de référents et de médiateurs, dont la diversité est précisée, permet que la relation humaine interne devienne empreinte de dialogues et d’échanges. Le « projet à tout âge » est parfaitement adapté aux résidences pour séniors.

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Logements insécurisés, plus dure sera la chute

Publié le par Louis Lacaze

Logements insécurisés, plus dure sera la chute

Une idée fausse est de penser que seules les personnes âgées tombent. Nous pouvons tous trébucher et nous retrouver à terre. Le nombre de chutes est mal connu. Les personnes qui parviennent à se relever seules restent silencieuses, craignant d’être considérées comme diminuées, refusant d’admettre qu’elles risquent d’avoir des problèmes plus graves, d’avoir à quitter leur domicile si les chutes se répètent.

Parler de sécuriser un logement pour éviter les chutes est négatif, il est préférable d’aborder le sujet de manière positive, « on va vous rendre plus fort, la maison sera mieux qu’avant ». Sans trop se faire d’illusions sur l’efficacité du discours. Une description rapide des mesures à prendre pour sécuriser les lieux ne sert strictement à rien, information et action ne sont pas synonymes. Pour vaincre l’inertie, l’intervention d’un tiers s’’impose, ne serait-ce que pour enlever un tapis ou déplacer un meuble. Toutefois le recours à des professionnels n’est pas encouragé aux Etats-Unis, l’expérience ayant montré que le montant d’un devis pour poser une barre d’appui étant plus élevé de 30$ quand une femme en faisait la demande.

Les services médicaux d’urgence américains qui interviennent auprès des personnes victimes de chutes, à leur domicile dans environ 80% des cas, ressentent un fort sentiment de frustration en constatant qu’ils peuvent relever la même personne jusqu’à 75 fois dans un cas d’école. L’intervention terminée, ils repartent sans pouvoir agir pour éviter cette cascade de chutes. Quand ils ont franchi la porte, ils entrent souvent dans un univers nouveau, peu sécurisé où le risque est constamment présent en sachant que des solutions existent mais en dehors de leurs attributions.

Une solution a été trouvée avec la création de partenariats auprès des urgentistes. Leurs ambulanciers, déjà habilités à poser les détecteurs d’incendie, ont accepté de poser des barres d’appui et de sécuriser les logements après avoir reçu une autorisation officielle. Les frais sont payés par des donations, des subventions ont été accordées une fois constatée la diminution significative du nombre d'appels de chute reçus et de transports à l'hôpital.

Commentaires de Bernard Pradines. Nouvelle surprise à lire comment des pays différents peuvent recourir à des mesures variées. Le fait que des personnes de tous âges soient candidates à la chute est rarement envisagé. Donc acte. Si une personne jeune chute, qu’en sera-t-il d’une personne âgée dans les mêmes lieux ? L’intervention d’un tiers, ci-dessus décrite, ne semble pas s’embarrasser de l’accord de la personne concernée. Difficile de dissocier l’information de l’action, à moins d’imposer celle-ci. Dans quel monde vivons-nous ? Voici la question que l’on peut se poser à lire la discrimination par le genre en matière de devis pour une barre d’appui. Ce texte me semble globalement trahir un maintien à domicile très volontaire voire contraignant : manque de moyens financiers de la personne pour payer un établissement au point de devoir être secourue 75 fois ? Que les frais d’aménagement soient honorés par des donations ne nous rassure pas. Notre pays évoluera-t-il ainsi ?

Commentaires de Marie-Christine Montandon.

Aménager le lieu de vie peut permettre en effet de prolonger le maintien à domicile. Dans le cas d'une évaluation, lorsqu'il y a perte d'autonomie,  les équipes mobiles conseillent certaines adaptations telles que celles citées (barre d'accroche, retrait des tapis ou de certains meubles ...) avec possibilité d'obtenir certaines aides financières.

Cependant, avant toute chose, un examen médical est indispensable, pour réévaluer les traitements, proposer une éventuelle rééducation voire une aide mécanique, par exemple (déambulateur). Les troubles de l'équilibre sont également à associer à la baisse de l'acuité visuelle et auditive.

Il me semble important aussi de noter que les chutes sont également fréquentes en Ehpad, malgré un aménagement supposé adapté.

Publié dans chutes, domicile

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