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Fred Vargas avait tout prévu

Publié le par Louis Lacaze

La lecture de l’édition internet du Nouvel Obs du 8 mai foisonne d’informations inattendues en restant dans le domaine du covid-19 avec la reprise d’une interview de Fred Vargas en 2006.  Fred Vargas est en fait une dame, ce que les lecteurs de ses romans policiers savent, alors qu’ils ignorent souvent qu’elle a été historienne, archéologue et chercheuse au CNRS. Elle a prévu que si le virus de la grippe aviaire H5N1 de 2004 ou ses homologues mutaient et s’attaquaient non plus seulement aux animaux mais à l’homme on pouvait s’attendre à une pandémie dévastatrice. « Il faudra qu’on puisse être autonomes, ne pas se mettre dans les mains du gouvernement, qui ne pourra pas alimenter les gens en quarantaine vu qu’il n’y aura pas de masques.  ... [il faudra] un truc qu’on puisse fabriquer à la maison ».

 

A l’époque elle avait déclenché une risée quasi générale dans le grand public mais avait été prise au sérieux par des spécialistes et des décideurs qui avaient lancé une étude de prototypes apparemment sans suite. Un investissement non prioritaire ?


Voici l’enregistrement INA de son exposé des techniques de protection qui à l’époque avaient déclenché une risée quasi générale. A écouter à partir de de la minute 13’12 :

Possibilité de voir uniquement la séquence relative aux prévisions troublantes datant de 2006 :

http://www.geriatrie-albi.com/fred-vargas-selection.mp4

Autres sources 

Anne Crignon  L’Obs « Il n’y aura pas de masques » : Fred Vargas avait tout compris avec sa « cape antivirus »

En 2006, convaincue du risque d’une épidémie majeure, la romancière de « Pars vite et reviens tard » avait conçu une cape qui faisait beaucoup ricaner, mais paraît aujourd’hui extraordinairement visionnaire.

Lectures suggérées par L’Obs :

Publié dans Covid-19

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Les oubliés du Lancet

Publié le par Bernard Pradines

Les oubliés du Lancet

Focalisée par la polémique relative à l’HCQ et aux macrolides plus ou moins associés, la grande presse rapporte peu les autres données de l’étude observationnelle multicentrique publiée dans le Lancet le vendredi 22 mai 2020. 

96 032 patients hospitalisés dans 671 hôpitaux ont été diagnostiqués COVID-19 entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020 et répondaient aux critères d'inclusion de cette étude. Tous les patients inclus ont terminé leur parcours hospitalier (sortis ou décédés) au 21 avril 2020. Les patients qui ont été hospitalisés pendant la période d'étude sans parcours complet n'ont pas pu être analysés. La cohorte de l'étude comprenait 63 315 (65,9%) patients d'Amérique du Nord, 16 574 (17,3%) d'Europe, 7555 (7,9%) d'Asie, 4402 (4,6%) d'Afrique, 3577 (3,7%) d'Amérique du Sud, et 609 (0,6%) d'Australie. L'âge moyen était de 53,8 ans (DS 17,6), 44 426 (46,3%) étaient des femmes, l'IMC moyen était de 27,6 kg/m2 (DS 5,5)

29 510 (30,7%) étaient obèses avec un IMC ≥ 30 kg/m2, 64 220 (66,9%) étaient blancs, 9054 (9,4%) étaient noirs, 5978 (6,2%) étaient hispaniques et 13 519 (14,1%) étaient d'origine asiatique. En termes de comorbidités, 30 198 (31,4%) avaient une hyperlipidémie, 25 810 (26,9%) avaient une hypertension, 13 260 (13,8%) avaient du diabète, 3177 (3,3%) avaient une BPCO, 2868 (3,0%) souffraient d'un état d’immunodépression sous-jacente, 16 553 (17,2%) étaient d'anciens fumeurs et 9488 (9,9%) étaient des fumeurs actuels. En termes de maladies cardiovasculaires préexistantes, 12 137 (12,6%) avaient une maladie coronarienne, 2368 (2,5%) avaient des antécédents d'insuffisance cardiaque congestive et 3381 (3,5%) avaient des antécédents d'arythmie. La durée moyenne de séjour à l'hôpital était de 9,1 jours (DS 6,4), avec une mortalité globale à l'hôpital de 10 698 (11,1%) de 96 032.

Publié dans Covid-19

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